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RAG : UN GROOVE MILITANT

 

 

 

 

 

 

On ne présente plus RAG, Directrice artistique du collectif Barbi(e)turix qui, en plus d’être une programmatrice démentielle, retourne régulièrement le dance-floor de chaque Wet For Me, les fameuses soirées lesbiennes organisées par le même collectif. RAG nous fait part de son militantisme, son mélange d’influences musicales, variant entre le post-punk, le psychédélique, ou encore l’italo-disco groovant. Portrait d’une DJ et programmatrice engagée à retrouver le 21 octobre à La Java lors de notre grande soirée de sensibilisation ‘À Nous la Nuit ! #2’

 

Quand est ce que tu as commencé la musique ?

 

J’ai commencé très jeune, enfant, j’ai d’abord chanté, puis j’ai entamé une formation jazz où j’ai appris à jouer du saxophone. J’ai fait partie d’un groupe de saxo et j’ai aussi commencé à faire du piano. Très vite c’est le monde de la fête, de la nuit, et de la musique électronique qui m’a fasciné pendant mon adolescence. Mais ce n’était pas facile pour une jeune fille en banlieue de trouver des repères dans la musique électronique. J’ai commencé dans la musique électronique quand j’avais 22-23 ans et il n’y avait pas toutes les possibilités qu’offre internet aujourd’hui, c’était plus compliqué.

 

Tu voulais en faire ton métier ou c’était une passion ?

 

J’ai jamais vraiment voulu en faire mon métier. J’avais un métier à côté de ça. J’ai travaillé en tant que responsable exploitation chez MK2 pendant longtemps. C’est vrai qu’en parallèle les événements de Barbi(e)turix prenaient vraiment de l’ampleur. J’aurais pu me lancer dans une carrière de DJ à un moment, mais ma raison a fait que j’avais pas envie d’être souvent dans des avions, et sur des dates jusque très tard le matin.

En fait je mets souvent la priorité sur des dates que j’ai vraiment envie de faire.

 

Comment tu définirais ton style ?

 

Il est assez évolutif en fonction de la soirée à laquelle je joue. Je suis vraiment une fan inconditionnelle de disco, donc il y aura toujours un peu de rythmes assez sympas avec des voix. Après j'ai beaucoup d'influences, j'essaye de suivre tout ce qui est post-punk, et des mouvements qui sont à la mode. Il y a quelques années encore c'était des trucs assez minimalistes, en ce moment on passe vraiment à de la house avec beaucoup de sons, beaucoup de voix. Je fais aussi au feeling, c'est vrai que je peux être assez éclectique pendant un set mais j'aime beaucoup quand c'est un peu psychédélique, j'aime les phases où il y a des nappes (NDLR : son d’ambiance climatique propre à la trance et à l’ambient), où les gens peuvent se sentir libérés et pas forcément les solliciter sur des trucs très techno, c'est moins mon genre.

 

Ton rapport à la nuit et à la fête ?

 

C'est ma vie je pense déjà (rires). Quand j'étais plus jeune je trainais beaucoup dans les soirées gay, ça me fascinait, de plus, il n'y avait pas beaucoup de soirées lesbiennes. La fête et les paillettes m’ont toujours fasciné. Par contre, j'ai toujours eu du recul par rapport à ce monde de la nuit, je ne suis pas du genre à rester en soirée jusqu'à midi, ni à me mettre la tête à l'envers. Je pense que c'est ça qui m'a préservée par rapport à d’autres.

 

Mes toutes premières sorties je les ai faites pas très loin d'ici au Folie's Pigalle. C'était vraiment un club où j'allais tout le temps, le vendredi et  samedi, je venais juste d'avoir mon permis de conduire à 18 ans, et un monde nouveau s’ouvrait à moi. J'avais vraiment envie que ça fasse partie de mon métier. J’ai travaillé en tant que responsable exploitation dans l'événementiel chez MK2 donc c'était un demi-pied dans dans ce milieu. Ensuite, j'avais envie de m’investir dans quelque chose qui me ressemblait, propre à ma sexualité en tant que lesbienne, je voulais donner de la visibilité aux lesbiennes. Je me suis inspirée de beaucoup de choses, je sortais beaucoup au Pulp à l'époque par exemple. Quand j'ai rejoint le crew Barbi(e)turix, j'ai réussi à trouver un bon consensus entre mon côté paillette et mon côté militant. Finalement on a réussi à créer, avec tout un tas de copines, quelque chose qui nous ressemble vraiment. Aussi, j’essaye d'être le plus professionnel possible, c'est à dire que je garde toujours en tête les contraintes de budget, d'exploitation, de sécurité, de publics, des choses qui sont un peu moins marrantes. C’est est un métier, et surtout écouter son public, c'est le plus important.

 

Tu veux ajouter quelque chose ?

 

Je trouve que le travail d’'À Nous la Nuit !' est très intéressant du fait justement d'essayer de rendre de la mixité dans l'espace public. Pour moi, le dance-floor est assez représentatif de ce qui se passe dans la société. Je soutiens vraiment le travail que vous faites à travers votre association, et je suis très contente de venir jouer le 21 octobre.

 

Je trouve ça intéressant de la part d''À Nous la Nuit !' de faire des marches, des soirées, un peu de politique, et des rencontres pour essayer d'éveiller tout le monde sur les problèmes d’espace public parce que c'est quelque chose qui peut se faire que tou.te.s ensemble.

 

Propos recueillis par Mathilde Armantier et Léa Szeles

 

 

 

 

 

 

 

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