VIRILE : DANSE, GENRE ET PERFORMANCE

 

 

Virile c’est d’abord de la performance. Cette nouvelle formation, créée dans une mouvance proche de Flawd et de 3some sisters, se veut plus performative, inclusive et diversifiée. Compositeur, styliste et danseur, Florent Mateo nous parle de son rapport à la danse, de sa vision des genres et de la belle diversité d’une nuit libérée. Il nous donne rendez-vous le 21 octobre à La Java pour de notre grande soirée de sensibilisation ‘À Nous la Nuit ! #2’.

 

Quand est ce que tu as commencé la musique ?

 

J'ai toujours été dans la musique. L’un de mes parents était batteur et l’autre pianiste. Nos jeux ont toujours été à base de rythmes. Je pense que j'ai commencé le chant à l'âge de 15 ans, et j'ai démarré les études en musique à l'âge de 20 ans. J’ai commencé à me produire régulièrement et à assumer d'avoir envie de faire de la création musicale autour de 26 ans.

 

 

Tu voulais en faire ton métier ou c’était une passion ?

 

Quand j'étais enfant j'imaginais que j’allais être auteur - parce que j'aimais écrire des textes pour les autres - ou styliste, mais aujourd'hui je fais un peu de stylisme dans la musique et puis j'écris un peu pour les autres aussi. C'est assez marrant parce que c'est un métier qui est cool, je peux réaliser pleins de rêves de gosse, de métiers que je voulais faire quand j'étais petit donc c'est un peu idéal.

 

 

Comment tu définirais ton style ?

 

Il est assez mouvant, vibrant, j'ai pleins d'influences. J'ai fait de la musique baroque, de la musique orientale et évidemment de la musique électronique. Ce que je fais est inspiré de musiques électroniques, répétitives, brutistes, indus. J'aime la pop bien évidemment, c'est ce que je fais mais avec des embardées un peu d'électro vener, et aussi du glam'.

 

 

Ton rapport à la nuit et à la fête ?

 

Je suis sorti très jeune. La nuit était un moment qui me permettait de sortir de la cellule familiale. A l'époque la nuit était vraiment un espace d'expression, on avait fait pas mal d'avancées, même si on a encore besoin d'insister sur pleins de choses. Là il y a un revival depuis 2-3 ans du drag queen et du travestissement mais il y eu toute une phase où c'était un peu passé de mode. On était peut être un peu plus accoutumé. Du fait du peu de lumière c'était le moment où on pouvait s'exprimer de manière plus extravagante, plus vraie, c'était aussi des rencontres, et une musique exultante. J'ai fait beaucoup de raves, il y a une quinzaine d'années (rires). La nuit c'était ça.

 

Aujourd'hui la nuit c'est un rapport avec mon travail, je me produis beaucoup le soir ou la nuit. Même si j’arrive à dégager du temps pour faire la fête avec des amis.

Mon rapport à la fête c'est la danse. Je pense que je ne conçois pas une fête sans danser, vraiment. Ça aussi c'était un rêve de gosse.

 

Tu veux ajouter quelque chose ?

 

Je peux vous parler de Virile qui est un nouveau projet qui est une sorte de refonte de ce que j'ai pu faire jusqu'à présent entre Flawd et 3some sisters. C’est un projet qui fait la part belle notamment aux musiques électroniques et à la voix. C’est une ouverture vers un mélange des genres et du genre, sur les diversités. J’ai hâte de participer à votre seconde édition on prévoit de faire des choses très cools, avec des surprises. Virile c'est aussi intégrer des éléments très performatifs, inclusifs et en interaction avec le public, ce que j'ai toujours fait avec mon groupe.

 

Propos recueillis par Mathilde Armantier et Léa Szeles

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